Réalisations antérieures

Inventaire géomatisé des boisés urbains (1999)

Il n’est pas exagéré de dire que cet inventaire, fruit de notre première subvention (33 000$ de la Fondation de la faune du Québec), a permis le véritable démarrage de notre organisme : Enfin, nous disposions d’un outil scientifique de connaissance détaillée de notre terrain d’intervention, nous permettant une mettre au point un Plan d’action pour les dix prochaines années.

Les nombreuses cartes soumises ici à la consultation sont tirées du cédérom “Les boisés urbains de la conurbation du Haut-Saguenay”, contenant l’inventaire de 33 de ces boisés : leur localisation, leur potentiel paysagique, récréo-éducatif et faunique, et enfin des propositions d’aménagement pour une vingtaine d’entre eux. Nous tâcherons de mettre ces cartes à jour d’ici 2015, du moins en ce qui concerne le tracé le plus récent des sentiers.

Notons qu’en 2006, LVBF produisait deux cartes des sentiers pédestres et de vélo de montagne de la rivière du Moulin et du boisé Panoramique, en collaboration avec Vélo-Chicoutimi. Ces cartes maintenant désuètes, étaient disponibles au prix de 1$ chez les marchands de vélos et quelques magasins de sports. Depuis quelques années, la vallée de la rivière du Moulin a été abandonnée par les membres de Vélo-Chicoutimi au profit du boisé Panoramique, en raison des meilleures conditions de sol pour le vélo de montagne.

Vert-Jonquière (2002-2003)

La phase 1 de ce projet a consisté en l’abattage de 4 500 des 15 000 saules du quartier Arvida qui sont morts suite aux attaques répétées de deux insectes : la chrysomèle versicolore et l’orcheste du saule, ce dernier étant responsable de 90 % des dommages. Une campagne d’information et de sensibilisation a été menée auprès des citoyens de la ville, notamment par la production et la diffusion d’une émission de télévision communautaire et d’un dépliant sur le projet. L’intervention des verts boisés du fjord a été rendue possible grâce à l’appui financier du Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD), ville de Saguenay et la compagnie Alcan. L’Université du Québec à Chicoutimi était aussi partenaire du projet.

Le projet de la phase 2 visait l’éradication des quelque 13 000 saules attaqués et leur remplacement par des essences plus diversifiées et jouant un rôle aussi important notamment sur le plan de la purification de l’air. Les critères d'éligibilité des projets du FAQDD ayant été modifiés en cours de route, la phase 2 n'a pu être complétée que par les seuls fonds de la Ville et d'Alcan. L’aménagement d’une infrastructure verte venait compléter le projet, le long de la coulée Joule. Situé au cœur du quartier, derrière les écoles Riverside et Notre-Dame-du-Sourire, cet espace vert est aménagé depuis 2007 par la ville, en collaboration avec SARAS (Société d'aménagement de la rivière aux Sables), bras droit exécutif de la ville dans ses travaux d'aménagement. LVBF y a aussi contribué par des séances annuelles de plantation avec les classes de l’école N-D-du-Sourire.

Terrains du projet Vert-Jonquière En Action

Partenaires pour la conservation volontaire (2002-2003)

À Chicoutimi, La Baie et Jonquière, près de 3 km2 de boisés ont été sauvegardés grâce à l’implication de 17 propriétaires de 25 propriétés qui en 2003, ont signé une convention de conservation VOLONTAIRE de leur boisé. Cette intervention des Verts boisés du fjord a été réalisée dans le cadre du programme Partenaires pour la conservation volontaire du ministère de l’Environnement du Québec. Titre du projet : « Pour des crans et coulées de verdure au Saguenay ». Chacun a reçu un Cahier du propriétaire personnalisé, suggérant les interventions souhaitables sur leur boisé, compte tenu de l’inventaire faunique et floristique exhautif produit pour chacun des espaces verts visés par le projet, que voici:

Projet pour la conservation volontaire

S’il est malheureux qu’ALCAN (maintenant RTA) n’ait pas intégré ses nombreux boisés dans le projet, afin de ne pas se sentir lié à d’éventuelles ventes de terrain, même moralement, il n’en reste pas moins que ces vastes espaces risquent fort de demeurer en l’état fort longemps, pour le plus grand plaisir des amateurs de randonnée pédestre et de vélo de montagne. Notons que neuf terrains d’une trentaine d’hectares au total appartiennent à la ville et font partie de l’entente, que nous qualifions de « boisés orphelins »; ils le sont moins maintenant…

Le March’Atout (2003-2006)

La Trousse du marcheur ayant mobilisé plein d’intervenants sociaux autour de la promotion de la marche comme facteur de prévention en santé, un Comité de marche urbaine s’est donc constitué pour donner forme à cette idée auprès des citoyens. « L’automne ça marche » a ouvert le bal en 2003, bientôt suivi de cet événement rassembleur que fut le March’Atout, en partie financé par un projet du Fonds Prévention Promotion du CLSC, « Marche et vie de quartier ». Voici des reliquats de ces quelques années d’ébullition socio-environnementale marquantes , sous la présidence du maire d’arrondissement, M. Jacques Fortin:

Le March’Atout

L’essouflement s’est bientôt manifesté, tant aux plans des ressources humaines que financières, mais aussi de l’intérêt des randonneurs, passés de 250 à l’apogée, à quelques dizaines vers la fin. Restait à inventer une autre formule, celle du Club de marche, qui fonctionne toujours!

Projet de parrainage de boisés par écoquartiers (2003-...)

Ce parrainage plus large que le parrainage scolaire (voir 2.2.2), c’est en bref selon LVBF :

  1. La prise en charge volontaire
  2. D'un boisé urbain (du Saguenay en l’occurrence),
  3. Par des citoyens et organismes du voisinage
  4. Regroupés activement par écoquartiers.
Détaillons brièvement chacun des points :

1. La prise en charge volontaire : c’est participer régulièrement :

  • À l’entretien des sentiers et du boisé, à l’occasion de balades individuelles (nettoyage, élagage) ou de corvées printannières collectives,
  • À la plantation et l’entretien d’arbres,
  • À la construction d’arches d’accès, de bancs, de tables, etc, tout en veillant à la transmission mutuelle des informations recueillies lors des balades,..);

2. D'un boisé urbain du Saguenay : Cran, coulée, berge ou même friche et terrain vague à reboiser;

3. Par des citoyens riverains (dans un rayon de 3 ou 4 rues du boisé), par des écoles ou collèges du voisinage et par des associations de loisir de plein air -ou communautaires-utilisatrices des boisés;

4. Regroupés activement par ÉCOQUARTIERS : ce sont des structures de fonctionnement souples et dynamiques qui se donnent un mandat de parrainage (à déterminer collectivement) et qui se forgent un réseau de communication efficace entre les membres et avec LVBF.

À ce jour, aucun écoquartier de ce type n’a vu le jour, en dépit d’efforts répétés ces dernières années dans le quartier Ste-Thérèse à Arvida, autour de l’école Notre-Dame-du-Sourire, et dans une moindre mesure autour de la coulée aux Rats Musqués. Des énergies et des subventions importantes sont nécessaires pour y arriver… C’est pourquoi la suite des choses a privilégié le parrainage scolaire, plus facile à réaliser.

Acquisition du boisé Verdone (2007)

C’est la seule propriété des Verts boisés du fjord. D’une superficie de 6 ha, elle nous a été donnée par Dynamitage TCG , filiale des entreprises Fernand Gilbert, à la suite de deux longues années de négociations, en particulier avec le MENVIQ pour accoucher d’un Plan d’action contraignant, avec les résidents riverains du boisé, ainsi qu’avec Environnement Canada pour le Visa fiscal promis. La ville et la Commission scolaire nous gratifient d’une quasi exonération de taxes.
Voici le panneau de localisation aux deux entrées du boisé, ainsi qu’un des six panneaux d’interprétation du milieu, à l’intention des groupes scolaires et des marcheurs : Boisé verdone " Pinède Grise En Action

Action-paysage (2006-2011)

C’est le nom que s’est finalement donné le Comité de travail sur les paysages du Saguenay—Lac-St-Jean, qui réunissait autour de la consultante Chantal Prud’homme du Conseil québécois du paysage, une quinzaine d’organismes publics, scientifiques, culturels et communautaires de la région, dont LVBF. C’est le Conseil du loisir scientifique qui avait amorcé le travail de concertation au début de la décennie et qui a terminé son mandat en 2011 avec le dépôt du rapport final remis à la CRÉ, le Conseil des Montagnais et les MRC pour la suite des choses… qui tardent à venir. Action-paysage

Les années investies par notre organisme dans cet objectif de valorisation de nos paysages de toutes natures nous incitent à vous le proposer pour consultation :
Plan d’action Paysage, rapport final janvier 2011. Chantal Prud’homme, 46 p.
Notons qu’au moins trois jeunes stagiaires français ont réalisé des travaux reliés à cette problématique, sous la supervision de LVBF.